En mon nom et en celui de toute l’équipe du Medef Haute-Marne, je vous adresse tous mes meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité, pour vous-mêmes, vos proches et vos entreprises. Alors que nous reprenons chaque année cette formule de vœux, et que l’on pourrait trouver cela banal, on se dit que cette année, il faut une foi toute particulière pour y croire. Pourtant, à nos yeux, le pessimisme ne doit pas nous envahir. Il faut au contraire remettre au goût du jour cet objectif de prospérité, et pour cela, créer les conditions pour qu’elle se réalise. La question importante est donc celle des conditions de la croissance, nécessaire à la création de richesses et au retour de la confiance. Vous connaissez ce vieil adage boursier : la confiance part au galop, et revient au pas. Il faudra certes un certain temps avant que les investissements, et donc la croissance, et donc la confiance ne repartent, mais tout l’enjeu consiste à nous mobiliser pour que la crise dure le moins longtemps possible. Pour cela, l’implication de tous les acteurs de la société civile est incontournable. Nous soutenons le plan de relance du gouvernement, qui touche à la fois les enjeux financiers, économiques, et sociaux, sans s’interdire des approches sectorielles sur des filières en grande difficulté. Mais au-delà de ce plan de relance, le Medef Haute-Marne doit plus que jamais indiquer la voie d’une sortie durable de crise d’où la nécessaire recommandation aux Pouvoirs Publics de poursuivre les réformes afin de placer l’économie française en situation favorable pour amorcer le rebond. Il nous faut une politique économique, fiscale et sociale qui crée les conditions favorables au développement des entreprises, qui en conséquence n’incite pas à délocaliser, mais permette au contraire d’arbitrer en faveur de la production locale. Tant que nous constaterons que les prélèvements obligatoires sur les entreprises françaises sont les plus élevés au monde, il y aura toujours une prime à la délocalisation au lieu d’avoir une prime au maintien sur notre territoire. Nous le savons tous : sans entreprises compétitives, la sortie de crise sera plus longue et compliquée. A l’aube d’une année qui s’annonce difficile et pour terminer sur une note optimiste, sachez que l’idéogramme chinois du mot crise contient également l’idée de chance et d’opportunité. Alors, pour que fleurissent tous ces bons vœux que nous échangeons les uns les autres en ce début d’année, faisons vœux d’engagement : faisons vœux d’enthousiasme contre la morosité ambiante.